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Introduction aux ERP PGI |
ACISIL
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Le concept dERP (Enterprise Resource Planning) a été introduit il y a maintenant environ une quinzaine dannées et a succédé à celui de PGI (Progiciel de Gestion Intégrée). Le PGI apportait déjà auparavant aux entreprises un système de gestion intégré, particulièrement entre les fonctions de planification et les systèmes dapprovisionnement et de tenue des stocks, et plus généralement entre la logistique et la finance. Les PGI (Progiciel de Gestion Intégrée)
étaient des progiciels gérant avec une seule base de
données et en temps réel au moins 3 grandes fonctions
de lentreprise (exemple : Comptabilité, Commercial, Production,
Achats). Les ERP sont apparus au début des années 1990, ils répondaient notamment aux attentes des responsables financiers et logistiques des grandes entreprises qui se trouvaient confrontés dune part à des besoins de réactivité exprimés par leurs Directions et/ou leurs Clients et dautre part à des systèmes dinformations composés de nombreuses applications ne communiquant pas toujours entre elles et parfois installées sur des plateformes hétérogène. Présenté aux Informaticiens et futurs Utilisateurs comme le système unique quils attendaient, lERP fut pour tous une bonne nouvelle, car il allait enfin leur permettre de disposer et de partager des informations fiables, mises à jour en temps réel et ainsi dêtre plus efficace dans leur travail. Mais les premiers projets dimplémentation, poussés par la peur du bogue de lan 2000, leur fit découvrir que si lERP était un progiciel intégré, sa mise en uvre sous-entendait que toutes les fonctions impliquées dans un processus devaient travailler ensemble, communiquer franchement et faire tomber les cloisons bâties entre les services. La difficulté à travailler ensemble, à avoir une vision globale commune ainsi quà remettre en cause ses processus pour appliquer les bonnes pratiques proposées par les ERP furent à lorigine de bien des retards et même des échecs de mise en uvre, largement colportées par les médias spécialisés, dautant que les premiers ERP étaient des ERP « Généralistes » au paramétrage compliqué et long. Lintégration financière des PGI se limitait auparavant au transfert automatisé des écritures comptables du journal des ventes. Quelques progiciels plus « sophistiqués », mais en nombre limité, proposaient néanmoins une intégration forte du journal dachat entre les fonctions nécessaires au contrôle de factures (enregistrement préalable à larrivée de la facture, rapprochement des réceptions, « bon à payer », traitement des écarts, etc...). Lapparition des ERP a apporté dans ce domaine une richesse de fonctionnalités nouvelles qui correspondait mieux aux attentes des entreprises. Outre lautomatisation du journal dachats qui éliminait la traditionnelle opération de traitement des « Bons de réception valorisés » (consistant à imputer manuellement le détail des réceptions pour saisie ultérieure par la comptabilité), les grandes entreprises, rompues à la tenue dune comptabilité analytique des stocks, demandaient plus et notamment lintégration automatique de tous les flux. Longtemps les PME nont pas exprimé un tel besoin, nétant pas du tout familiarisées avec une telle comptabilité ou ayant peur de retrouver des fantômes de « comptabilité réfléchie ». Aujourdhui encore si les services comptables nont pas déjà eu loccasion de la pratiquer, ils sont souvent hésitants à mettre en uvre cette intégration automatique (les schémas comptables analytiques étant nouveaux pour eux), ou tout au moins délèguent volontiers et ne maitrisent alors pas ce paramétrage. Alors que dautres pays européens sont rompus à ces techniques depuis longtemps, comme de valoriser automatiquement les stocks et les encours dans la comptabilité générale. Article de juillet 2007 |
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Dernière modification : 26 décembre 2011